• Emilie ROULLAND

Maori's Moko (Auckand, NZ) — 27 Avr. 18

Mis à jour : 1 juin 2018

Dans les galeries du musée d'arts d'Auckland se trouvent aussi quelques trésors de l'art pictural maori. Des portraits des différentes générations de chefs issus des communautés de l'île du Nord.


De par leur puissance au sein de leur groupe, leurs visages sont tous tatoués selon le savoir-faire ''Te Moko''. Ces tatouages faciaux tout en courbes (appelés ''Moko'') recouvrent ainsi la partie la plus sacrée du corps. Tous les symboles utilisés ont un sens tribal, et représentent l’histoire de leur porteur. Du front au menton, on peut ainsi lire : le statut social, la positions dans la vie, la lignée, la signature, le 1er et le 2ème mariage, la profession, la puissance, le prestige, et même, la position dans laquelle ils sont nés (question de présage). Le Moko est donc un langage visuel complexe, liant celui qui le porte à toute sa généalogie, nommée ''Whakapapa''. Ces motifs se voient parfois mis en relief par des scarifications dont les cicatrices apportent davantage de prestance, et on s'en doutait un peu (...), les Mokos masculins diffèrent des féminins.


Initiées par les guerriers qui se peignèrent le visage au charbon avant la bataille pour effrayer les ennemis, ces traditions évoluèrent par commodité. Les Maoris finirent pour opter pour le tatouage permanent : plus pratique que le maquillage, et permettant d’identifier les défunts à la suite des combats, car la décapitation était plutôt d'usage.

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A propos des Mokos

http://history-nz.org/french/fremaori4.html








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Crédits photographiques : Emilie Roulland